F6hqy’s Blog

Une antenne entre les dents

07/11/2009 : Safari à la préfecture – Le retour

prefectureJ’ai encore pris mon vendredi en RTT (un sacré bon truc, ces RTT, et à ceux qui clament qu’on ne fout rien en France, je rappelle que, au terme de statistiques internationales officielles, le travailleur français a une des meilleures productivités au monde. Et ça, Parisot et sa clique n’en parle jamais).

En effet, Isa sortait de l’hosto ce matin là (elle va beaucoup mieux, merci pour ceux qui se sont inquiétés).

Malin, le Bernie avait préparé tous les papiers nécessaires pour ce fameux changement d’adresse sur la carte grise, et avait même fait mieux que ça : nous allions faire les deux bagnoles en même temps, comme ça nous serions tranquilles. Pour ceux qui n’ont pas lu le premier post sur ce thème, je précise n’avoir pu réaliser l’opération le vendredi précédent car j’avais appris, après une attente … fort longue, que la carte grise étant libellée au nom de Monsieur et Madame, il fallait que Madame soit présente pour signer les papelards. Well…

Nous sommes donc arrivés à la Préfecture de Limoges, service des cartes grises, vers 10H30 ce vendredi béni entre tous puisque j’allais enfin être en règle vis à vis de la réglementation. Toujours autant de monde mais, je dois le reconnaître, quatre guichets sur cinq turbinaient à plein régime.

J’ai récupéré un ticket qui annonçait 44 personnes avant moi et 45 minutes d’attente. Bien. Comme la dernière fois, nous nous sommes tirés pour prendre un café-croissants (chocolat crêmeux pour Isa), puis virée à la pharmacie histoire d’acheter quelques princeps prescrits par l’hosto (je dis ça pour Gégé si il lit ces lignes) et petit tour à la FNAC pour voir si il restait des billets pour le 8 décembre (concert de Rammstein à Bercy). Y’en a plus, tant pis pour le copain qui voulait venir avec nous.

Retour à la préfecture, service des cartes grises. Je récupère un imprimé pour la Clio d’Isa et, tout en le complétant, je devise fort civilement avec la personne de l’accueil à qui je narre mon aventure de la semaine précédente. Celle-ci s’exclame :

-Comment ! Mais votre femme n’avait pas besoin d’être présente ! Vous êtes mariés et le vol n’existe pas entre époux ! Vous pouviez signer seul !

Elle téléphone, fort en colère, à un chef de bureau quelconque qui confirme. La dame (merci à elle) s’excuse.  Magnanime, je la pardonne et termine la complétude de l’imprimé. Nouvelle vérification des pièces obligatoires avec Isa, tout est OK et nous allons nous asseoir à un endroit stratégique afin de bien voir tous les numéros qui s’affichent au dessus des guichets. Ceci dit, on ne peut pas ignorer qu’un nouveau numéro s’inscrit vu qu’il est accompagné d’un coup de klaxon qui n’est pas sans rappeler le France lorsqu’il appareillait du Havre pour gagner New York.

Pour patienter, je devise avec Isa qui est encore un peu flageolante mais bon, le fait d’accomplir son devoir de conductrice srupuleusement légaliste lui insuffle quelque courage. La mine de ceux qui arrivent et découvrent la foule en attente est aussi une source de réconfort, il faut bien le reconnaître…

Enfin, le numéro 433 s’affiche et, tout en nous bouchant les oreilles, nous gagnons le guichet occupé par une charmante jeune fille (celle de la semaine passée me faisait plutôt penser à une pub télé, vous savez, “la juste sèche” de Justin Bridou). Elle nous invite à nous asseoir.

On explique notre affaire et la jeune fille commence par la Clio. Clic clac sur le clavier,  l’affaire est rondement menée et je commence à me demander, avec une chance pareille, si je ne vais pas aller faire un loto à la sortie.

Vient le tour de la Golf. Clic clac sur le clavier…  La jeune fille fronce les sourcils. Moi aussi. Re Clic clac sur le clavier de l’ordinateur et re froncement de sourcil :

-ça va pas être possible… La date de contrôle technique de la voiture est dépassée depuis septembre… Je suis désolée.

-Je ne comprends pas, la boîte qui fait le contrôle technique m’écrit un peu avant pour que je n’oublie pas… Je n’ai rien reçu…

-Sans doute qu’ils ont écrit à l’ancienne adresse…

Isa me prends la main pour m’inciter au calme et me propose de revenir elle même toute seule avec les papiers lorsque le contrôle technique aura été fait. J’accepte sa proposition car je ne me sens plus le courage de revenir à la préfecture de Limoges, service des cartes grises.  Même bourré de Lexomil.

Nous nous apprêtons à repartir lorsque la fille nous dit qu’il va encore falloir patienter pour récupérer l’attestation de carte grise de la Clio -et payer deux euros et quelques- Un seul guichet offre ce service, une sorte de bocal en verre occupé par un jovial personnage qui me semble être parfaitement représentatif de la fonction publique nationale à travers les âges. Le numéro électronique sommant son bocal affiche à ce moment là 417 alors que les autres guichets en sont déjà a 438, ce qui n’a pas l’air d’affoler outre mesure le gars, il faut bien le reconnaître. Un stoïque dirait-on.  Je dis à Isa :

-Bon, écoute, je me barre avant de devenir cinglé. J’en suis à me demander si je ne vais pas aller vite fait faire un pèlerinage à Lourdes pour expier je ne sais quels péchés, car il est manifeste que cet endroit ne m’aime pas ! Pas du tout même…

Isa, fraîchement sortie de l’hosto, accepte avec le sourire cette nouvelle étape du chemin de croix et je m’en vais après  un dernier coup d’oeil sur le gars du bocal qui semble fort absorbé par un truc sur son bureau. Le comptage des trous d’une bande carole peut être ?

Un fois dehors, je lève un poing vengeur vers l’imposante bâtisse en faisant :

-Je t’aurai, toi ! Un jour je t’aurai ! Tu finiras bien par me la donner, cette putain de carte grise …

Je passe ensuite chez le boutiquier installé au coin de la rue pour le prévenir qu’il va avoir deux plaques à faire et à poser dans peu de temps, et peut être même avant si le gars du bocal se décide à passer la surmultipliée.

Ce qui fût fait comme prévu, j’ai pensé à ce moment là que cette Clio avait une veine insensée.  Alors que ma pauvre Golf…

Pour finir, histoire de vérifier un truc, j’ai demandé à Isa d’aller faire un loto, pour confirmer ma théorie. Nous ne savions  pas comment on joue à ce jeux et la buraliste a conseillé un “flash”. Je me suis éloigné de la machine pendant qu’elle crachait son ticket, je ne voulais pas que ma guigne influe sur les numéros qui s’étaient imprimés dessus.

Une semaine après, Isa m’a appris que nous avions gagnés 18 euros…

Bon, on dirait que j’ai la cerise ces temps-ci…

Je vais peut être aller à Lourdes…

7 novembre 2009 - Posté par f6hqy | Actualité générale | | 2 commentaires

2 commentaires »

  1. Salut Bernie
    Dis moi ton histoire ressemble bigrement aux 12 TRAVAUX D’ATERIX …
    Je descend a Pau mardi soir je te dépose près de Lourde “HI”
    Bon courage

    Comment par F1ehm | 7 novembre 2009

  2. Ouais… Comme quoi, quand on dit “jamais deux sans trois”…
    Mais je vais l’avoir, cette satanée carte grise… Et là, champagne !

    Comment par f6hqy | 7 novembre 2009


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